| Technopark : une start-up
branchée sur la Norvège le (29/4/2002)
Dans
la série d’articles consacrés aux sociétés innovantes
installées au Technopark, Menara esquisse aujourd’hui
le portrait de la start-up « Algortech » dont le fondateur
est un marocain qui a vécu 18 ans au Norvège. Son ambition
est de jeter les ponts avec les pays scandinaves pour
le développement de la sous-traitance avec le marché
norvégien.
Le développement
des technologies de l’information passe par l’ouverture
sur le marché international y compris sur les pays scandinaves.
Ahmed El Abbadi, le fondateur de la jeune pousse « Algortech
» basée au Technopark de Casablanca se veut un catalyseur
dans cette dynamique d’ouverture sur la Norvège.
Après dix huit ans de
résidence et de vie active à Oslo, cet ingénieur spécialisé
dans l’intelligence artificielle et l’informatique vient
de fonder sa société à Casablanca. Objectif, fournir
aux entreprises des services de consulting et de formation
en matière de système d’information. Son positionnement
se situe principalement dans les métiers du conseil
: l’analyse de besoins, les spécifications des contrats,
le testing, l’analyse des offres (fonctionnalité et
implémentation) ainsi que l’assurance qualité…
Autre axe de développement
d’Algortech, la sous-traitance avec les firmes norvégiennes.
«Il s’agit de s’inspirer du modèle indien pour permettre
du faire du Maroc une plate-tournante pour l’offre de
services de développement à destination du marché européen
et des pays de la Scandinavie », explique El Abbadi.
Appel au retour des cerveaux
Malgré son installation
au Maroc, le fondateur de cette jeune pousse n’a pas
coupé le cordon ombilical avec la Norvège puisqu’il
continue à enseigner et encadrer des thèses de ses étudiants
à l’école Polytechnique d’Oslo.
Ce retour au pays se veut
une reconnaissance de dette envers le Maroc. « Il est
temps d’encourager les compétences marocaines basées
en Amérique du Nord et en Europe pour retourner au pays
pour jouer le rôle de points de liaison avec cette mutation
en cours vers la société de savoir », martèle El Abbadi.
Un retour qui exige plus de facilités pour les porteurs
de projets et la mise en place d’un cadre favorable
au développement de la recherche et l’innovation.
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